Accéder à sa console en wifi

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Il n’y a rien qui ne me rende plus heureux que de parler réseau. J’adore ça et on commence à en avoir de partout maintenant dans le spectacle et autour de nous. 

Pour cette toute première approche, j’avais envie de prendre un cas concret d’utilisation réseau : La connexion à nos consoles en wifi. 

Pourquoi on voudrait faire ça ? Tout bêtement pour avoir une commande déportée de notre console afin, par exemple, d’aller mixer les retours au plateau avec sa tablette ou d’envoyer des circuits avec son tel pendant le focus, entre autre.

Je ne vais volontairement pas rentrer dans le détail du réseau dans cet article, je vais me concentrer sur une utilisation pure et le setup d’une config très simple entre une console et un appareil déporté en wifi. 

Equipement et fonctionnement

Petite configuration vraiment basique, on part du principe qu’on a notre console – qu’elle soit lumière ou son – et on a un appareil mobile – un ordinateur, une tablette ou un smartphone. 

De base, notre console n’intègre généralement pas de carte wifi – ça serait trop facile – donc il faut qu’on rajoute un truc pour créer un point d’accès réseau sans fil. En informatique, l’équipement courant qui permet de générer un réseau wifi à partir d’un réseau filaire s’appelle un routeur wifi.

On a donc notre console à laquelle on veut accéder qui va être raccordée physiquement à notre routeur. La console dispose pour cela d’une carte réseau interne et présente un port ethernet RJ45 à l’arrière. 

On vient y brancher un câble réseau RJ45 et on le raccorde à l’un des ports réseau de notre routeur. 

Dans un prochain article je reviendrais sur les différents câbles RJ45, leur catégorie et leur blindage. Pour le moment il est recommandé d’utiliser un câble de catégorie 5e au minimum, avec lequel vous devriez faire face à une majorité de cas – ça détermine entre autre le débit théorique que peut véhiculer le câble. 

Le routeur va ensuite se charger de transformer notre ethernet filaire en réseau sans fil auquel on va pouvoir venir se connecter avec notre appareil mobile qui pourra alors se connecter à notre console via une application dédiée.

Voilà pour notre setup physique de base, rien de très compliqué en soit. 

Principe du routeur

Là encore, je ne vais pas m’étaler sur le fonctionnement d’un routeur mais regardons rapidement comment il marche pour comprendre la suite. 

Un routeur tient bêtement son nom de sa fonction. En effet, il route des données d’un émetteur à un destinataire, c’est à dire qu’il va créer le chemin virtuel entre l’appareil qui souhaite communiquer une information et l’appareil à qui celle-ci est destinée. 

Dans notre cas précis, notre tablette souhaite donner des ordres à notre console et notre console souhaite lui renvoyer des informations sur son état actuel. La communication se fait donc dans les deux sens. 

Maintenant, imaginons que nous rajoutions un ordinateur branché sur notre routeur. On ne voudrait pas que les ordres envoyés par la tablette vers la console soient aussi transmis à notre ordinateur – qui n’en aurait rien à faire. 

C’est le rôle du routeur de transmettre les échanges entre les bons interlocuteurs, un peu comme le facteur avec le courrier. 

Pour que le routeur puisse savoir à qui adresser des données, il faut qu’on le lui indique. Pour notre facteur, il faut lui donner l’adresse de notre destinataire.

Cette adresse, requise par notre routeur, s’appelle l’adresse IP. 

A chaque fois qu’un appareil informatique envoie quelque chose sur le réseau, il ajoute à son message l’adresse IP de son destinataire ainsi que sa propre adresse IP. Comme ça le routeur sait d’où ça vient et où ça va. 

Cette adresse IP étant virtuelle, on peut la choisir nous-même pour chacun de nos appareils – contrairement au nom de la rue de votre appartement que vous ne pouvez pas changer.

Chaque adresse IP est associée à un masque de sous-réseau (subnet mask en anglais). Ça fait un peu barbare dit comme ça. Pour mieux comprendre, voyons à quoi ressemble une adresse :

Une adresse IP, dans sa version la plus commune aujourd’hui, comporte quatre nombres séparés par des points et compris entre 0 et 255. Par exemple 192.168.0.1 est une adresse IP.

Cette adresse IP comporte deux parties : L’une identifie le réseau et l’autre identifie l’appareil – qu’on appelle hôte en informatique. 

La question est de savoir lesquels de ces nombres correspondent au numéro du réseau et lesquels sont les numéros de l’hôte. C’est là qu’intervient le masque de sous-réseau. 

Le masque de sous-réseau a la même forme qu’une adresse IP (quatre nombres séparés par des points) mais son rôle est de délimiter les deux parties de notre adresse IP. 

Pour un usage courant, on va simplifier en disant que les quatre nombres de notre masque peuvent seulement être 0 et 255 (ce n’est pas vrai dans les faits mais on est loin d’en avoir besoin dans nos cas de figure courants).

Associé à notre adresse IP, on va dire que le nombre 255 détermine la partie réseau et que le nombre 0 détermine la partie hôte. Un petit schéma pour comprendre tout de suite le principe :

Comprendre les trois principaux masques de sous-réseaux

J’ai essayé de faire au plus simple mais j’en ai peut-être perdus certains donc n’hésitez pas à poser vos questions pour que je puisse y répondre. Certains auront remarqués que l’adresse 127.x.x.x ainsi que les adresses 224.x.x.x à 255.x.x.x n’apparaissent pas. Elles sont réservées pour d’autres usages dont on reparlera une prochaine fois.

Comme vous pouvez le voir, plus grand est notre identifiant réseau moins on pourra avoir d’hôtes. Dans un réseau local, on essayera souvent de limiter le nombre d’hôtes possibles afin d’éviter les conflits, les collisions d’informations et les intrusions potentielles. 

C’est un petit point très sommaire mais qui va nous servir directement pour la suite.

Configuration du routeur

Etant l’élément central de notre réseau, il est important de commencer par configurer notre routeur. Lors de votre premiere configuration, il est nécessaire d’utiliser un ordinateur relié physiquement à notre routeur avec un câble RJ45. 

Une fois votre ordinateur relié, vous allez devoir vous connecter à l’interface d’administration de votre routeur. 

Pour cela, on ouvre un navigateur internet et on entre, dans la barre d’adresse, celle indiquée par le manuel d’utilisation de votre routeur. Elle correspond souvent à l’adresse 192.168.0.1 ou 192.168.1.1. La page qui s’affiche est une page de connexion qui requiert un identifiant et un mot de passe pour y accéder. Ceux-là sont précisés dans le manuel du routeur – et il conviendra de les changer après la première connexion.

Une fois sur l’interface d’administration, nous allons pouvoir attribuer une adresse IP statique à notre routeur – on peut aussi très bien garder celle qui existe déjà.

Généralement, pour adresser notre routeur, il faut trouver un menu « LAN » et cocher « IP statique » puis donner une adresse ip désirée et le masque de sous-réseau associé.

Comme cette manip change un peu selon les marques de routeurs, je vous conseille d’aller vérifier tout cela dans le manuel d’utilisation. 

Attention, si vous changez l’adresse IP de votre routeur, il faudra ouvrir à nouveau l’interface d’administration à partir de sa nouvelle adresse et vous reconnecter. 

La deuxième étape est de configurer notre wifi. Là encore, il doit y avoir un menu « Wifi »,  « WLAN » ou « Wireless » – là encore vérifiez dans le manuel.

Entrez un nom de réseau wifi – appelé SSID – et choisissez le chiffrement WPA2 pour le sécuriser. Définissez un mot de passe pour votre wifi puis activez-le.

Pour une utilisation basique, vous ne devriez pas avoir à configurer autre chose, voilà déjà de quoi faire fonctionner tout ça. 

Configuration de nos appareils

Comme je le disais plus haut, pour que nos appareils puissent communiquer, il faut qu’on leur attribue une adresse IP. 

Il existe deux façons d’attribuer une adresse IP : Manuellement – on parle d’adresse statique – ou automatiquement – on parle d’adresse dynamique qui est fournie grâce à un protocole qu’on appelle DHCP et qui doit être activé sur l’interface d’administration de votre routeur, voir le manuel. 

Point important : Sur un même réseau, toutes vos adresses IP doivent être uniques ! 

Si vous avez deux fois la même adresse IP sur votre réseau, il va y avoir un conflit car le routeur ne saura pas à qui envoyer les informations qu’il reçoit.

Le protocole DHCP attribue automatiquement une adresse IP qui n’existe pas encore sur le réseau, ce qui permet d’éviter les conflits. Si vous attribuez des adresses IP manuellement, soyez rigoureux.

Dans le setup de notre console, peu importe laquelle, on va activer le réseau de la console et lui attribuer une adresse IP qui respectera le même masque de sous réseau et le même identifiant réseau que tous nos autres appareils sur notre réseau. On fait de même avec notre tablette si on veut une adresse statique, sinon on laisse faire le DHCP qui choisira automatiquement une adresse IP compatible lors de notre connexion en wifi au routeur. 

Certaines consoles demandent une adresse en plus, celle de la passerelle (gate way en anglais). Il faut y mettre l’adresse IP du routeur. 

En générale les consoles demandent à être redémarrées pour que leur nouvelle adresse IP soit prise en compte. 

Avec notre tablette, on se connecte au réseau wifi de notre routeur et voilà, nous avons établi la connexion avec notre console.

Faisons le point sur notre installation:

Petit schéma de notre config

Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, l’ordinateur qui nous a servi à configurer le routeur – avant qu’on en change l’adresse IP – n’est pas sur le même réseau que les autres. Il est sur le réseau 192.168.1.x alors que nos autres équipements et notre routeur sont en 192.168.0.x. L’ordinateur ne pourra donc pas communiquer avec le reste de nos appareils. Si on voulait qu’il communique, il faudrait qu’il soit par exemple en 192.168.0.81.

Ne reste plus, ensuite, qu’à ouvrir l’application de contrôle de notre console, d’y re-préciser l’adresse de celle-ci et de se connecter. 

Voilà ce qu’il faut mettre en oeuvre pour accéder à notre console. Cela peut parait un peu complexe mais une fois fait, vous allez voir que c’est vraiment très simple.

J’ai utilisé vingt-deux fois le terme « adresse IP » dans cet article alors si avec ça vous n’avez pas compris que c’est la base pour interconnecter nos équipements réseaux via un routeur, c’est que vous n’avez pas lu un traître mot de ce que j’écris. 

Dans un prochain article nous verrons comment optimiser et exploiter un peu mieux son routeur. 

J’espère que tout cela est assez clairement expliqué et que cela vous aide, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez des questions ou des remarques.

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